Le cambriolage est survenu quelques heures seulement après la projection du dernier film de Sofia Coppola, «The Bling Ring», qui raconte l'histoire d'une bande d'adolescents obsédés par la célébrité et qui s'introduisent par effraction dans la maison de stars.

Les bijoux du fabricant suisse Chopard ont été volés dans la chambre d'un employé de la compagnie, qui logeait à l'hôtel Novotel. Le bijoutier, un commanditaire du festival de Cannes, tenait un gala grandiose dans un autre hôtel au moment où le vol a été commis, selon les autorités. Le coffre-fort a été arraché du mur de la chambre.

Chopard a prêté des bijoux à des invitées de marque au festival de Cannes, dont l'actrice Julianne Moore et le mannequin Carla Delevingne.

«Les bijoux qui ont été volés ne sont pas parmi les collections prêtées aux actrices pour le festival de Cannes», a souligné la porte-parole de Chopard, Raffaella Rossiello, dans un court communiqué, vendredi.

Le porte-parole de la police de Nice, le commandant Bernard Mascarelli, a déclaré qu'il ignorait quel type de bijoux avait été subtilisé, pas plus qu'il n'en connaissait la valeur exacte.

«Nous tentons toujours de vérifier l'exactitude des chiffres qui circulent, mais nous serions à peu près dans le million de dollars», a-t-il indiqué.

Le procureur de Grasse, Jean-Michel Caillau, a de son côté indiqué que les premières évaluations portaient à 1,4 million $ la valeur des bijoux volés.

Mme Rossiello a toutefois démenti cette estimation, affirmant que les chiffres qui avaient été avancés n'étaient pas les bons et qu'ils étaient beaucoup trop élevés, sans toutefois vouloir préciser la valeur ou le type de bijoux volés.

Une porte-parole d'Accor, le géant français propriétaire de la bannière Novotel, n'a pas non plus voulu commenter.

Le cambriolage se serait produit entre 19 h, jeudi soir, et 3 h, vendredi matin, a indiqué le commandant Mascarelli. L'employé de Chopard est alors rentré dans sa chambre et a constaté le vol.

«Il nous apparaît assez clair qu'il n'y a pas qu'une seule personne dans cette histoire. Le client a été visé parce que c'était quelqu'un qui n'attirerait pas l'attention. Il y sans doute eu une certaine complicité à l'interne, ou encore certaines personnes en contact avec l'employé savaient qu'il avait ces bijoux», a poursuivi M. Mascarelli.

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