Karine Vanasse
Karine a vu le jour le 24 novembre 1983 à Drummondville. Elle fait ses débuts à l’écran l’âge de 11 ans, lorsqu’elle obtient un rôle dans le téléfilm La veuve noire de la série La Courte Échelle. Par la suite, elle multiplie les apparitions. En 1996, elle fait partie de la distribution de Le volcan tranquille et, en 1997, d’Un hiver de tourmente. Puis, en 1998, elle participe à la minisérie Revenge of the Land et, en 1999, au court métrage Le souper. Pendant cette période, elle joue également dans quelques publicités.
En 1998, de nouvelles facettes du monde de la télé se présentent à elle. De 1998 à 2001, en compagnie de Grégory Charles, elle coanime l'émission jeunesse Les Débrouillards. La qualité de son travail est remarquée puisqu’en 2002 elle est récompensée par le Prix Gémeaux de la meilleure animation/émission jeunesse.
C’est toutefois en 1999 qu’elle est révélée au grand public grâce à son rôle de Hanna dans le long métrage Emporte-moi, de la cinéaste Léa Pool. La jeune femme est récompensée de nombreuses fois pour ce rôle, se voyant entre autres décerner le Prix Jutra de la meilleure actrice et le Bayard d'or de la meilleure actrice au Festival du film francophone de Namur (Belgique). Elle reçoit également quelques honneurs dont une mention de jury au Festival international de film de Toronto, le Prix de la meilleure actrice décerné par les jurys jeune public et adulte au FilmCan Festival (Saskatchewan) ainsi qu’une nomination dans la catégorie Meilleure actrice au Festival international de Berlin.
Karine est dès lors très présente dans le paysage télévisuel québécois. Au cours de la période 1999-2000, on a pu la voir dans le rôle de Lucie de la télésérie de Louis Choquette, 2 frères. Pour ce rôle, elle s’est vue mise en nomination pour le MétroStar du rôle féminin télésérie québécoise ainsi qu’aux Prix Gémeaux pour la Meilleure interprète féminine dans un rôle de soutien.
En 2000, elle campe le premier rôle du long métrage Du pic au cœur, en plus d’agir comme interprète la chanson-thème. À l'été 2002, Karine Vanasse fait ses débuts au théâtre. Sous la direction de Denise Filiatrault, elle incarne le premier rôle de la comédie musicale Irma la douce.
C’est toutefois en 2002 qu’elle se taille une place importante dans le paysage cinématographique québécois. Vanasse partage la tête d’affiche avec des acteurs de renom tels Pierre Lebeau et Roy Dupuis dans le long métrage Séraphin : un homme et son péché, réalisé par Charles Binamé. Ce film devient un des plus grands succès populaire de l'histoire du cinéma québécois, récoltant 9,3 millions dollars au box-office québécois. Pour son rôle de Donalda, elle se voit décerner le Jutra de la Meilleure actrice. Elle se voit également honorée à titre d'Artiste de la relève au Gala des Femmes du cinéma, de la télévision et de la vidéo de Montréal (FCTVM). Dès lors, elle devient la première ambassadrice du Mérite estrien à l’occasion du Gala Mérite estrien, et elle reçoit le titre de Femme de l'année par le magazine Châtelaine. Deux ans plus tard, toujours pour son rôle de Donalda, elle sera nominée aux Prix Génies à Toronto.
L’année 2002 fut riche en émotions pour Karine puisque pendant cette période on lui confie l'animation de deux émissions spéciales consacrées au cinéma québécois, Le cinéma se raconte et Chansons du 7e art. Une preuve que, malgré son jeune âge, elle est une artiste accomplie dans ce domaine.
En 2003, elle participe à son premier long métrage tourné dans la langue de Shakespeare, Head in the Clouds du réalisateur australien John Duigan. Elle y incarne le personnage de Lisette. Karine figure alors parmi une distribution d’actrices internationales tels que Charlize Theron et Penélope Cruz. En 2006, Jean Beaudin lui confie le premier rôle du long métrage Sans elle.
En 2005, Karine retourne au petit écran. Elle campe le rôle central de la télésérie Un homme mort, de Fabienne Larouche, que cette dernière a écrit spécialement pour elle. La télésérie a récolté un certain succès auprès du public québécois. Lors de cette même année, la jeune beauté obtient deux autres rôles importants. Elle incarne le personnage principal dans le docu-fiction Marie-Antoinette, une coproduction France-Québec coréalisée par Yves Simoneau et Francis Leclerc, et obtient un premier rôle dans la télésérie canadienne anglaise October 1970.
En 2007, Karine partage la vedette du film Ma fille, mon ange avec un acteur chevronné, Michel Côté. Puis, elle incarne Sophie Marleau, le rôle principal de la télésérie Killer Wave, une coproduction Québec-États-Unis, réalisée par Bruce McDonald. Au cours de cette même année, elle se voit récompensée par la Fondation Y des femmes de Montréal en recevant le Prix femme de mérite. Elle est également sélectionnée par le magazine Entreprendre pour figurer parmi la prestigieuse liste des 101 femmes leaders du Québec de l’année 2006.
Chaussant d’autres souliers, Karine diversifie maintenant son champ d’action en s’associant, à titre de coproductrice, à la maison de production Remstar.
Polytechnique, réalisé par Denis Villeneuve, est le premier film qu’elle produit. Elle tient également la vedette de ce long métrage, qui a pour sujet les tragiques événements survenus à l’École polytechnique de Montréal en 1989. Durant l’été 2008, Karine obtient le premier rôle féminin de la comédie Men Don’t Lie, une coproduction des États-Unis, de la France, de la Suisse et de la Hongrie. Dans cet opus réalisé par l'Américaine Jane Spencer (Little Noises), l’actrice québécoise donnera notamment la réplique à Michael Madsen (Sin City) et Benoît Magimel. Elle incarnera une jeune femme qui tombera amoureuse d’un artiste américain expatrié à Paris.